Depuis toujours, les dessins d'humour sont
la marque de fabrique du New Yorker,
le célèbre périodique américain. La rédaction se vante même d'être « la
meilleure revue pour
ceux qui ne savent pas lire ». De 1925 à nos jours, plus de 68 000
dessins satiriques ont été publiés, nés de la plume de 400 dessinateurs
d’exception tels Alan Dunn, Charles Addams, Jack Ziegler, George Price, Edward
Koren, sans oublier le génial Sempé et tant d’autres.
Il fallait donc du talent
à Jean-Louis Chiflet pour tirer la substantifique moelle de cette production
colossale. Je suis
devenu un grand fan du New
Yorker à tel point que je
passais souvent dans leur rédaction. C'est comme ça que j'ai eu l’idée de
traduire leurs dessins. C’était un sacré défi et beaucoup m’ont dit que c’était
intraduisible, que l’humour anglo-saxon ne pouvait pas être saisi dans la
langue française, déclare-t-il. C’est
un peu comme si on traduisait des dessins du Canard Enchaîné sans les remettre dans le contexte
politique de l’époque, ajoute-t-il.





