mardi 1 mai 2012

The New Yorker : L’humour des femmes (J.L Chiflet)


Depuis toujours, les dessins d'humour sont la marque de fabrique du New Yorker, le célèbre périodique américain. La rédaction se vante même d'être « la meilleure revue pour ceux qui ne savent pas lire ». De 1925 à nos jours, plus de 68 000 dessins satiriques ont été publiés, nés de la plume de 400 dessinateurs d’exception tels Alan Dunn, Charles Addams, Jack Ziegler, George Price, Edward Koren, sans oublier le génial Sempé et tant d’autres.

Il fallait donc du talent à Jean-Louis Chiflet pour tirer la substantifique moelle de cette production colossale.  Je suis devenu un grand fan du New Yorker à tel point que je passais souvent dans leur rédaction. C'est comme ça que j'ai eu l’idée de traduire leurs dessins. C’était un sacré défi et beaucoup m’ont dit que c’était intraduisible, que l’humour anglo-saxon ne pouvait pas être saisi dans la langue française, déclare-t-il. C’est un peu comme si on traduisait des dessins du Canard Enchaîné sans les remettre dans le contexte politique de l’époque, ajoute-t-il.

dimanche 22 avril 2012

Le potentiel érotique de ma femme (David Foenkinos)

Après avoir dévoré La délicatesse, il me tardait de savoir si un autre roman de David Foenkinos allait autant m’enchanter. Profitant de trois heures à perdre dans un TGV entre La Rochelle et Paris, je me suis lancée dans la lecture du Potentiel érotique de ma femme, et force est de reconnaître que je n’ai pas vu le temps défiler.

C’est l’histoire d’Hector, un mec ordinaire. Il travaille dans une grosse entreprise, dine chez ses lugubres parents chaque semaine, entretient des relations cordiales avec son frère de 20 ans son aîné, et a, pour animal de compagnie, un poisson rouge.
Vraiment ordinaire Hector ? Cela serait sans compter un petit truc bien à lui : une addiction particulière aux bouchons, timbres, piques apéritifs, étiquettes de melon, j’en passe et des meilleures ! Hector souffre de la collectionnite aiguë! Rien ne peut assouvir sa passion. Mais après avoir perdu le titre de « Meilleur collectionneur de badges de campagne électorale », son monde s’effondre et il tente de mettre fin à ses jours : 


Mais en ratant son suicide, il venait de se condamner a vivre. 

dimanche 15 avril 2012

Remise du prix littéraire « Nouveau Talent » de Bouygues Telecom 2012 : j’y étais !

And the winner is…Annelise Corbrion pour son roman « La mémoire des autres ». Sans doute ne connaissez vous  pas cette auteure et pour cause.  Son premier roman tout juste publié aux éditions Calmann Levy, vient d’être récompensé le 11 avril dernier par le prix littéraire « Nouveau Talent » de Bouygues Telecom.

Depuis maintenant cinq ans l’opérateur de téléphonie a décidé, par le biais de sa Fondation, et en partenariat avec le quotidien Métro, d’apporter son aide à la publication d’un premier roman. A la clé : l’édition de l’ouvrage par une grande maison d’édition, en l’occurrence Calmann Levy, et un chèque de la coquette somme de dix mille euros de la part de La Fondation Bouygues Telecom. Seule contrainte pour les prétendants au titre : écrire un livre dans lequel les nouvelles technologies participent de la trame du récit. L’exercice imposé s’est un peu assoupli. Lors de la première édition, il s’agissait de s’appuyer exclusivement sur le langage SMS.

lundi 9 avril 2012

Meurtres au Manoir (Willa Marsh)

J’ai découvert  Willa Marsh en 2010, avec son délicieux roman « Le journal secret d’Amy Wingate ». Conquise par son style d’écriture à la fois léger et un tantinet cynique, je me suis empressée de lire son dernier livre « Meurtres au Manoir ».

Clarissa, jeune londonienne, se traîne dans son célibat et n’a qu’une seule idée en tête : rencontrer celui qui la sortira de son quotidien sans intérêt. C’est en la personne de Thomas que son vœu est exaucé. Veuf de fraîche date et père d’une adolescente, il offre à la jeune femme de l’épouser. Dés lors, s’ouvre à elle la perspective d’une vie confortable à la campagne dans un superbe manoir, chargé de l’histoire des ancêtres de son époux. En prime, la compagnie de deux vieilles tantes, Olwen et Gwyneth. Charmantes…en apparence !

dimanche 1 avril 2012

Si on chantait….

Je pourrais commencer ce billet avec les paroles d’une chanson célèbre “Viens à la maison, y’a le printemps qui chante, lalalala…”. Mais bien que Cloclo soit à la mode, je ne suis pas une adepte de ses vibratos et de ses costumes à paillette. Et pourtant il est vrai que ces derniers jours le Printemps chante a tue-tête et vient se nicher un peu partout : dans les rues de Paris, dans les arbres qui bourgeonnent, dans les premiers rayons du soleil….et tout cela me donne furieusement envie de me ballader avec mon iPod sur les oreilles. Pas vous? Je vous propose de vous faire partager quelques uns de mes engouements du moment.

mercredi 28 mars 2012

Pablo-1.Max Jacob (Julie Birmant / Clément Oubrerie)

Après avoir tourné la dernière page de cette BD, je me suis demandée ce que j’allais bien pouvoir vous en dire. Rien de particulier ne m’avait frappée et je suis restée perplexe. Ni grand enthousiasme, ni réelle déception… rien ! Et pourtant, en y réfléchissant….
Dans ce  premier album d’une série de quatre, Julie Birmant nous raconte Pablo avant Picasso, avant la célébrité et l’argent, le Pablo des années 1900-1912, lorsqu’il débarque à Paris. Ces années-là sont marquées par sa rencontre avec Max Jacob, jeune poète en devenir. Amoureux de Picasso, il lui donne le goût de la littérature française et influence sa fameuse “période bleue”, emprunte de nostalgie et de mélancolie.

lundi 19 mars 2012

Marilyn dernières séances (Michel Schneider)

Je voudrais disparaître, dans l’image ou hors de l’image ça m’est égal…mais disparaître,  disait Marilyn Monroe peu de temps avant sa mort. Ces paroles traduisent un mal de vivre infini n’est-ce pas ? Voilà ce qui transpire tout au long des 532 pages du vrai faux-roman de Michel Schneider, ancien Directeur de la musique et de la danse au Ministère de la culture. Il aborde le cas « Marilyn » sous l’angle de ses relations avec Ralph Greenson, un intellectuel juif, psychanalyste de la star, qui joua un rôle prépondérant durant les 30 derniers mois de sa vie.