samedi 11 août 2012

Starbuck (Ken Scott)

En visionnant la bande annonce du dernier film de Ken Scott, j’ai pensé : voilà une comédie grasse à l’humour potache. Et puis je me suis laissée convaincre par quelques uns de mes amis qui étaient allés le voir et semblaient avoir passé un  très bon moment. Je ne l’ai pas regretté.

David Wosniak est un quarantenaire looser. Ce grand gaillard québécois aurait depuis longtemps perdu son job s’il ne travaillait pas au sein de la petite boucherie détenue par sa famille. Insatisfait par sa vie professionnelle et amoureuse, des problèmes d’argent jusqu’au cou, il tente de s’en sortir en cultivant du cannabis.

lundi 6 août 2012

La part des anges (Ken Loach)


La rédemption par l’alcool… Voilà le thème, surprenant, du dernier film de Ken Loach, que je suis allée voir dimanche soir. Les critiques étaient bonnes, le Prix du Jury l’a récompensé au dernier festival de Cannes, et l’on sait que Loach a ses fidèles. J’ai néanmoins été quelque peu surprise par l’impressionnante file d’attente qui m’attendait, avant de comprendre ma méprise. Cet agglomérat humain ne concernait que la machine commerciale du moment, The dark knight rises, le dernier Batman. Le film de Ken Loach, lui, n’a attiré qu’une poignée de curieux et nous nous sommes retrouvés dans une micro salle  pour suivre les aventures de Robbie, jeune délinquant condamné à 300 heures d’intérêt général après une agression. Je ne sais pas ce que vaut Batman, mais je vous conseille vivement le film de Loach.

vendredi 27 juillet 2012

Les derniers jours de Stefan Zweig (Sorel et Seksik)



Quelle superbe BD je viens de lire ! J’en suis encore toute émue. Pour l’inconditionnelle admiratrice de Stefan Zweig que je suis, cet ouvrage est un coup de maître et apporte un éclairage tout en subtilité sur les derniers mois de la vie de cet auteur magnifique.

Stefan Zweig, grand humaniste et immense écrivain ne trouve pas sa place dans le monde décadent des années 40. Pourtant reconnu de tous pour son talent littéraire, son analyse de la société et sa connaissance aiguë du genre humain, Zweig est sans cesse obligé de fuir. Il fuit les nazis, qui brûlent ses livres, et quitte l’Autriche pour l’Angleterre, en 1931. Considéré à tort comme un Allemand, il s’expatrie ensuite aux Etats-Unis, mais ne parviendra jamais à obtenir un visa définitif. Il s’embarque alors pour le Brésil, sa dernière escale, avec Lotte Altmann, sa seconde épouse de trente ans sa cadette. Suite à la parution de son livre Brésil terre d’avenir, il y est accueilli de manière plutôt mitigée, accusé d’avoir passé sous silence la situation politique tendue de ce pays.

dimanche 15 juillet 2012

La mort s’invite à Pemberley (P.D. James)


Je dois m’excuser auprès de Jane Austen pour avoir impliqué sa bien-aimée Elizabeth dans une enquête pour meurtre, mais la fusion de mes deux passions (pour les romans de Jane Austen et pour l’écriture d’histoires de détective) m’a donné beaucoup de plaisir ce qui je l’espère sera partagé par mes lecteurs.
Pari gagné pour Phyllis Dortothy James, reine du polar de quatre vingt dix ans passés ! En tous cas pour moi, le plaisir fut bel et bien au rendez-vous. C’est pourtant avec un soupçon d’appréhension que j’ai abordée cette suite d’Orgueil et Préjugés. Admiratrice enthousiaste de l’œuvre de Jane Austen je craignais d’être déçue.

jeudi 28 juin 2012

Gregory Porter : Be good


S’il est un artiste qui confirme le dicton la musique adoucit les moeurs, c’est bien Gregory Porter. Il ne m’a pas fallu longtemps pour être conquise par cet auteur-compositeur, groover et….crooner. Après un premier album, Water, sorti en 2010, et un tube, 1960 what, repris par les plus grands Dj’s de la planète, il revient dans les bacs avec Be good, son second opus  », un petit bijou entre jazz et soul. Du caviar pour les oreilles, que j’écoute depuis quelques semaines, en boucle, partout, inlassablement. Il faut dire que la voix chaude et feutrée de Gregory Porter a le don de me faire flotter.

mercredi 20 juin 2012

La mémoire des autres (Anne-Lise Corbrion)

Voilà quelques semaines, la Fondation Bouygues Telecom a remis son prix Nouveau Talent à Anne-Lise Corbrion pour son roman La Mémoire des Autres. J’ai eu la chance d’assister à cette réception, l’auteure m’a aimablement dédicacé son livre et j’ai promis d’en dire ici un mot.  

La quatrième de couverture semblait prometteuse : Emma, infographiste, spécialisée dans la restauration de photos anciennes, développe, à la suite du décès de ses parents, un don peu commun : celui d’entrer en contact avec les disparus apparaissant sur ces clichés, grâce à des échanges de mails. Ces âmes en peine lui confient diverses missions qui, une fois accomplies, leur permettront de reposer en paix.

dimanche 10 juin 2012

Moonrise Kingdom (Wes Anderson)


Voilà bien longtemps que je n’avais pas vu de film aussi léger, bourré de tendresse et de fraîcheur, à prendre au premier degré sans y chercher un quelconque message subliminal. Juste écouter, regarder, et profiter…

Moonrise Kingdom, raconte le coup de foudre entre Sam, un gamin qui n’a pas encore mué, et Suzy, une ado en pleine puberté.
Selon le précepte bien connu « Pour vivre heureux vivons cachés »,  ils décident durant l’été 1965 de s’enfuir ensemble pour vivre leur amour loin d’un monde d’adultes trop bien réglé. Lui, binocles sur le nez et toque de Davy Crockett se charge de la logistique. Elle, grandes chaussettes blanches, robe rose bonbon et paire de jumelles toujours à portée de mains, joue les James Bond girl.
Sans rentrer dans les détails pour ne pas vous gâcher le plaisir, la cavale de nos tourtereaux sera l’objet de bien des rebondissements entre rire et émotion.