vendredi 20 janvier 2012

Exposition Sempé : un peu de Paris et d’ailleurs

Fine mouche, j’ai choisi le premier samedi des soldes pour visiter cette exposition, espérant que les parisiens occupés à leurs emplettes, Sempé serait tout à moi. Malin ?  Une heure durant j’ai grelotté dans le froid sur le parvis de l’Hotel de ville… Mais la récompense était au bout de la file !

J’ai déjà eu l’occasion ici de vous dire combien j’apprécie le travail de Sempé. Cette exposition, la plus importante qui lui ait jamais été consacrée, n’a fait que renforcer mon admiration. Encre de chine, plume, aquarelle…, ce sont trois cent vingt dessins originaux qui nous sont présentés parmi les milliers qu’il a réalisés. Comme il le dit lui-même : Ce n'est pas une rétrospective, c'est un échantillon d'une production qui est incroyable. Pendant un peu plus d’une heure, j’ai été plongée dans un bain de jouvence, d’insouciance et de poésie. J’aurais pu y passer beaucoup plus longtemps tant chaque planche mérite que l’on s’y arrête pour capter les mille et un détails qui la constitue.

lundi 16 janvier 2012

Cyanure (Camilla Lackberg)

Dès novembre, les murs des stations du métro parisien arboraient, en 4 par 3, les affiches de la couverture rouge et noire de ce livre, avec en médaillon un petit daguet dans une boule à neige. Opération marketing efficace puisque j’ai demandé ce roman pour Noël (je vous ai déjà dit que ma liste avait été très longue…). Belle couverture donc, avec, qui plus est, une accroche alléchante : « Un conte de Noël délicieusement macabre » me promettait-on. Brrrrrrr….D’avance j’en frissonnais, m’imaginant déjà sous ma couette par un soir de tempête, un thé fumant posé sur ma table de nuit. C’est fou ce qu’une simple affiche peut faire fantasmer car je n’avais encore rien lu de Camilla Lackberg, une des reines du polar dont les ventes caracolent en tête des ventes en Suède comme à l’étranger. Depuis Mankell et Larsson, les auteurs nordiques ont leur réputation, et on les suit les yeux fermés…

dimanche 8 janvier 2012

Enfances (Sempé)

Quel plaisir de découvrir ce livre au pied du sapin, le 24 décembre ! Je l’avais repéré en librairie et n’avais pas manqué de l’inscrire sur ma (très) longue liste de souhaits au Père Noël. C’est donc avec impatience que je l’ai ouvert et je l’ai dégusté comme une gourmandise.

A travers près de 200 planches et une centaine de pages d’entretien mené par Marc Lecarpentier, ancien directeur de Télérama, j’ai découvert un Sempé touchant, qui tel Peter Pan refuse de grandir. Lui-même le confesse : il m’est arrivé de devenir par moments, raisonnable mais jamais adulte. Il vit dans un monde intemporel où les petits garçons sont toujours en culottes courtes, et où les petites filles portent des chapeaux de paille. Un monde délicieux qui a le goût des roudoudous et des bâtons de réglisses.

dimanche 1 janvier 2012

BONNE ANNEE 2012

Chers lecteurs de In the mood,


Je vous souhaite une merveilleuse année de 2012 ponctuée de découvertes, de jolies surprises et de rêves.  Soit-elle aussi légère que les pas de danse de Fred Astaire et d' Eleanor Powell. 




Et bien sûr, je vous souhaite aussi plein de lectures, d'expos, de pièces de théâtre...à partager sur ce site :-) Merci de votre fidélité.



samedi 31 décembre 2011

Une journée avec Monsieur Jules (Diane Broeckhoven)

Pour mon dernier billet de l’année, j’avais envie de vous faire découvrir un livre qui m’a beaucoup ému et qui restera dans le Top 10 de ceux que j’ai le plus aimé en 2011. Diane Broeckhoven, auteure néérlandaise que je lis pour la première fois, nous invite à partager une journée vraiment particulière, celle de Monsieur Jules et de sa femme, ou plus exactement de sa veuve...

Un jour de neige, Alice est réveillée par l’odeur du café que Jules, son mari, lui prépare chaque matin. Plus qu’une habitude, un véritable rituel. Mais lorsqu’elle se rend dans le salon, elle découvre Jules, assis dans le canapé, les yeux ouverts, regardant les flocons tomber… Mort ! Après cinquante années de vie commune avec lui, elle ne se résout à prévenir ni les pompiers, ni son fils, refusant de se séparer de Jules et d’accepter la triste réalité. Il n'était pas mort aussi longtemps qu'elle n'en parlait à personne. Il était vivant, aussi longtemps qu'elle le voulait. 

mercredi 14 décembre 2011

Le dîner (Herman Koch)

Ne jamais juger un livre sur sa couverture. Le dîner d’Herman Koch en est une preuve supplémentaire. Ce homard rouge écarlate posé sur fond bleu turquoise n’attisait guère mon appétit, en dépit des recommandations appuyées de Libellule, fidèle de ce blog, qui avait été emballée par ce roman. J’ai finalement cédé et il aurait été dommage que je passe à côté de cette histoire aussi haletante que surprenante.

Le dîner est de ces romans qui prêtent à réfléchir longtemps après que l’on ait tourné la dernière page. Deux frères et leurs épouses se retrouvent à dîner dans un grand restaurant proche d’Amsterdam. Paul, le narrateur, est un professeur d’histoire mis en disponibilité. Il pense avoir réussi sa vie et semble heureux. Son frère, Simon, un homme politique célèbre, est en passe d'être élu Premier ministre du Pays. Tout les oppose : leur mode de vie, leurs idées politiques, leurs fréquentations. Pourtant ils vont devoir faire face à une réalité commune : la violence inouïe de leurs enfants qui ont commis un terrible crime. Je ne vous en révèle pas d’avantage afin de ne pas gâcher le suspens…

dimanche 4 décembre 2011

La délicatesse (David Foenkinos)

C’est un fait, parmi mes lectures habituelles, peu d’auteurs français contemporains. Les Ana Gavalda, Amélie Nothomb et autre Marc Levy ne m’emballent ni par leur style, ni par les histoires qu’ils choisissent de raconter. J’en avais presque fait mon deuil quand je me suis plongée dans les pages de La délicatesse.de David Foenkinos. Un livre qui porte bien son nom et me fait dire que la langue française a encore quelques beaux jours devant elle...
L’héroïne, Nathalie, est une jeune femme aussi belle qu’intelligente, à qui tout réussit. Au détour d’une rue (au sens propre), elle rencontre François. C’est le début d’un amour absolu, idéal, insouciant, indestructible. Ils se marient et les années filent sans qu’aucune ombre au tableau ne vienne ternir leur bonheur. Mais  tout s’écroule lorsque soudain François meurt d’un accident. Une séparation brutale et cruelle, de celle dont on pense qu’on ne se remettra jamais.