mercredi 28 mars 2012

Pablo-1.Max Jacob (Julie Birmant / Clément Oubrerie)

Après avoir tourné la dernière page de cette BD, je me suis demandée ce que j’allais bien pouvoir vous en dire. Rien de particulier ne m’avait frappée et je suis restée perplexe. Ni grand enthousiasme, ni réelle déception… rien ! Et pourtant, en y réfléchissant….
Dans ce  premier album d’une série de quatre, Julie Birmant nous raconte Pablo avant Picasso, avant la célébrité et l’argent, le Pablo des années 1900-1912, lorsqu’il débarque à Paris. Ces années-là sont marquées par sa rencontre avec Max Jacob, jeune poète en devenir. Amoureux de Picasso, il lui donne le goût de la littérature française et influence sa fameuse “période bleue”, emprunte de nostalgie et de mélancolie.

lundi 19 mars 2012

Marilyn dernières séances (Michel Schneider)

Je voudrais disparaître, dans l’image ou hors de l’image ça m’est égal…mais disparaître,  disait Marilyn Monroe peu de temps avant sa mort. Ces paroles traduisent un mal de vivre infini n’est-ce pas ? Voilà ce qui transpire tout au long des 532 pages du vrai faux-roman de Michel Schneider, ancien Directeur de la musique et de la danse au Ministère de la culture. Il aborde le cas « Marilyn » sous l’angle de ses relations avec Ralph Greenson, un intellectuel juif, psychanalyste de la star, qui joua un rôle prépondérant durant les 30 derniers mois de sa vie.

mardi 28 février 2012

Une irrépressible et coupable passion (Ron Hansen)

Une irrésistible et coupable passion : Voici au mot près la une du New York Daily Mirror ,en 1927, au lendemain d’un crime scandaleux qui passionna l’Amérique.

Ruth Snyder est une jeune femme malheureuse en ménage. Mariée à Albert, un homme qu’elle n’aime pas et qui la malmène, mère d’une petite fille de 9 ans, son univers n’a rien d’exaltant. Peu à peu, elle se met en tête d’éliminer ce mari peu amène afin de profiter de la vie comme elle le mérite. Pour réaliser ses plans, elle séduit un bellâtre, représentant en lingerie fine, Judd Gray. Marié et lui aussi père d’une fillette, il va succomber à Ruth et se laisser convaincre de passer à l’acte. Il faut dire que Ruth est une femme enjôleuse et voluptueuse qui collectionne les amants et à qui peu d’hommes résistent. Mais le crime est loin d'être "presque parfait"...Il tourne à la boucherie et l’amateurisme des deux amants les mènent tout droit à la chaise électrique. 

dimanche 12 février 2012

The Descendants (Alexander Payne)

Je l’avoue, je suis allée voir The Descendants, le dernier film d’Alexander Payne, avant tout pour Djooorge (il faut traîner un peu sur le « o »), certaine qu’il ne me décevrait jamais. Pari tenu encore une fois !

Georges Clooney incarne Matt King, un avocat qui vit à Hawaï, et dont la vie bascule après que sa femme se retrouve plongée dans le coma suite à un accident. Cette tragédie va le rapprocher de ses deux filles, Scotie et Alexandra. Lorsque cette dernière lui apprend que sa mère entretient une liaison depuis plusieurs mois, ils partent tous ensemble, dans une épopée cocasse, à la recherche de l’amant briseur de ménage…
Dans le même temps, Matt doit statuer sur un sujet qui ne fait pas l’unanimité dans sa famille : la vente des dernières plages vierges de l’île, héritées de ses ancêtres.

dimanche 5 février 2012

Exhibitions : l’invention du sauvage

A travers cette exposition, j’aimerais que les gens puissent prendre conscience que le racisme est avant tout une construction intellectuelle….Nous devons avoir le courage de nous interroger sur nos propres préjugés et voir comment on peut améliorer les choses.
C’est ainsi que Lilian Thuram, le commissaire général de l’exposition « Exhibitions » qui se tient actuellement au musée du Quai Branly, définit l’esprit de cet événement. Noble ambition quoique peut-être un peu vaste car je n’y ai pas trouvé toutes les réponses à mes questions. Certes, j’y suis allée après une journée de travail chargée et mon attention n’était peut être pas à son meilleur niveau. Mais le nombre d’informations délivrées est tel que cela m’a empêchée d’apprécier tout le contenu de la visite à sa juste valeur, ne sachant plus où donner de la tête.

vendredi 20 janvier 2012

Exposition Sempé : un peu de Paris et d’ailleurs

Fine mouche, j’ai choisi le premier samedi des soldes pour visiter cette exposition, espérant que les parisiens occupés à leurs emplettes, Sempé serait tout à moi. Malin ?  Une heure durant j’ai grelotté dans le froid sur le parvis de l’Hotel de ville… Mais la récompense était au bout de la file !

J’ai déjà eu l’occasion ici de vous dire combien j’apprécie le travail de Sempé. Cette exposition, la plus importante qui lui ait jamais été consacrée, n’a fait que renforcer mon admiration. Encre de chine, plume, aquarelle…, ce sont trois cent vingt dessins originaux qui nous sont présentés parmi les milliers qu’il a réalisés. Comme il le dit lui-même : Ce n'est pas une rétrospective, c'est un échantillon d'une production qui est incroyable. Pendant un peu plus d’une heure, j’ai été plongée dans un bain de jouvence, d’insouciance et de poésie. J’aurais pu y passer beaucoup plus longtemps tant chaque planche mérite que l’on s’y arrête pour capter les mille et un détails qui la constitue.

lundi 16 janvier 2012

Cyanure (Camilla Lackberg)

Dès novembre, les murs des stations du métro parisien arboraient, en 4 par 3, les affiches de la couverture rouge et noire de ce livre, avec en médaillon un petit daguet dans une boule à neige. Opération marketing efficace puisque j’ai demandé ce roman pour Noël (je vous ai déjà dit que ma liste avait été très longue…). Belle couverture donc, avec, qui plus est, une accroche alléchante : « Un conte de Noël délicieusement macabre » me promettait-on. Brrrrrrr….D’avance j’en frissonnais, m’imaginant déjà sous ma couette par un soir de tempête, un thé fumant posé sur ma table de nuit. C’est fou ce qu’une simple affiche peut faire fantasmer car je n’avais encore rien lu de Camilla Lackberg, une des reines du polar dont les ventes caracolent en tête des ventes en Suède comme à l’étranger. Depuis Mankell et Larsson, les auteurs nordiques ont leur réputation, et on les suit les yeux fermés…