Quelle excellente idée a eu le musée Maillol de
consacrer une exposition à Artémisia ! J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette artiste peintre du XVIIéme
siècle (1593-1654), dont l’existence fut toute entière tournée vers la conquête
de l'autonomie à une époque où les femmes restaient mineures à vie…
Sur In the mood for culture, partageons nos avis sur les livres, les expositions, le théâtre, la musique.
lundi 28 mai 2012
dimanche 20 mai 2012
Margin call (JC Chandor)
Le début sonne comme un petit air de 1984 de George Orwell : à titre
individuel vous n’êtes rien et le jour où le régime n’a plus besoin de vous il
vous fait tout simplement disparaître en effaçant votre identité. C’est ce qui se passe pour Eric Dale (interprété
par l’excellent Stanley Stucci), analyste sénior au sein d’une banque
d’investissement, dans laquelle il officie depuis 20 ans. Congédié en 5 minutes
chrono, on lui demande de faire ses cartons à l’instar de quatre vingt pour
cent de ses collègues. Téléphone portable résilié, accès aux mails supprimé, en
quelques instants, il n’existe plus. Sam (Kevin Spacey), le patron, se lance
alors sans une trace d’émotion dans un discours auprès des trente quatre
« survivants », leur demandant d’oublier les noms des malchanceux et
de se concentrer sur l’avenir : Show must go on ! Avant de prendre
l’ascenseur qui le conduit vers la sortie, Eric a tout juste le temps de
remettre à un jeune trader de son équipe, Peter Sullivan, une clé sur laquelle
figure une analyse explosive de la situation financière de l’entreprise. Il ne
faut pas longtemps à Peter pour s’apercevoir du désastre qui est entrain de
s’opérer : depuis quelques jours, les actions de la société ne valent plus
un sou. Pendant une nuit, la plus longue de leur vie, les dirigeants de la
société vont devoir se mettre d’accord sur une décision lourde de conséquences
pour sauver leur peau.dimanche 13 mai 2012
Robert Crumb : le galopin de la BD
Pour la première fois, le Musée d’Art Moderne (MAM)
de la Ville de Paris consacre une rétrospective au plus Underground des
dessinateurs américains, Robert Crumb, aujourd’hui âgé de 68 ans.
De cet artiste je connaissais surtout l’un des
personnages les plus marquants de sa carrière : Fritz The cat. Sans doute avez-vous déjà croisé ce chat paillard,
qui profite à fond de ce que la vie lui offre au cœur d’une Amérique à la recherche du bien être
et du confort, les valeurs premières de l’Américan way of life. J’avais
également en tête quelques images de femmes plantureuses, fessues et dominatrices,
autant dire flippantes !
Mais au fil des sept cents
planches exposées, j’ai découvert que l’œuvre de Crumb était autrement plus
fournie. Couverture de magazines, planches de BD, pages de carnets de croquis
jamais publiés et consultables sur tablettes numériques, pochettes de
disques…il y en a suffisamment pour se faire une idée de cet artiste hors du
commun. D’autant plus qu’il n’hésite pas à se mettre à nu dans ses dessins, relatant ses relations avec les femmes et sa vision (très) pessimiste et (très)
effrayante de l’homme moderne.
lundi 7 mai 2012
Mickael Kiwanuka : Home again
A tout juste 24 ans, il ne fait aucun doute que Mickael
Kiwanuka sera LA révélation Soul de l’année. Adele, reine des charts, l'a invité à assurer la première partie de
ses concerts en Angleterre. La BBC l'a désigné « Sound of 2012 ». Autant
dire que son album Home again sorti
chez Polydor le 16 avril, était très attendu.
Il s’en est pourtant fallu de peu pour que sa voix envoûtante
ne charme jamais nos oreilles. D'abord influencé
par des groupes comme Nirvana ou Radiohead, ce jeune britannique d’origine ougandaise
(ses parents se sont réfugiés à Londres après avoir fui le régime d’Amin Dada)
commence par composer des mélodies sur sa guitare et devient pour quelques temps
musicien de studio. Puis il ambitionne d'écrire pour les autres, avant de
comprendre qu'il doit se mettre à interpréter lui-même ses textes pour obtenir
la reconnaissance du milieu.
mardi 1 mai 2012
The New Yorker : L’humour des femmes (J.L Chiflet)
Depuis toujours, les dessins d'humour sont
la marque de fabrique du New Yorker,
le célèbre périodique américain. La rédaction se vante même d'être « la
meilleure revue pour
ceux qui ne savent pas lire ». De 1925 à nos jours, plus de 68 000
dessins satiriques ont été publiés, nés de la plume de 400 dessinateurs
d’exception tels Alan Dunn, Charles Addams, Jack Ziegler, George Price, Edward
Koren, sans oublier le génial Sempé et tant d’autres.
Il fallait donc du talent
à Jean-Louis Chiflet pour tirer la substantifique moelle de cette production
colossale. Je suis
devenu un grand fan du New
Yorker à tel point que je
passais souvent dans leur rédaction. C'est comme ça que j'ai eu l’idée de
traduire leurs dessins. C’était un sacré défi et beaucoup m’ont dit que c’était
intraduisible, que l’humour anglo-saxon ne pouvait pas être saisi dans la
langue française, déclare-t-il. C’est
un peu comme si on traduisait des dessins du Canard Enchaîné sans les remettre dans le contexte
politique de l’époque, ajoute-t-il.
dimanche 22 avril 2012
Le potentiel érotique de ma femme (David Foenkinos)
Après avoir dévoré La délicatesse, il me tardait de savoir si un autre roman de David Foenkinos allait autant m’enchanter. Profitant de trois heures à perdre dans un TGV entre La Rochelle et Paris, je me suis lancée dans la lecture du Potentiel érotique de ma femme, et force est de reconnaître que je n’ai pas vu le temps défiler.
C’est l’histoire d’Hector, un mec ordinaire. Il travaille dans une grosse entreprise, dine chez ses lugubres parents chaque semaine, entretient des relations cordiales avec son frère de 20 ans son aîné, et a, pour animal de compagnie, un poisson rouge.
Vraiment ordinaire Hector ? Cela serait sans compter un petit truc bien à lui : une addiction particulière aux bouchons, timbres, piques apéritifs, étiquettes de melon, j’en passe et des meilleures ! Hector souffre de la collectionnite aiguë! Rien ne peut assouvir sa passion. Mais après avoir perdu le titre de « Meilleur collectionneur de badges de campagne électorale », son monde s’effondre et il tente de mettre fin à ses jours :
Mais en ratant son suicide, il venait de se condamner a vivre.
dimanche 15 avril 2012
Remise du prix littéraire « Nouveau Talent » de Bouygues Telecom 2012 : j’y étais !
And the winner is…Annelise Corbrion pour son roman « La mémoire des autres ». Sans doute ne connaissez vous pas cette auteure et pour cause. Son premier roman tout juste publié aux éditions Calmann Levy, vient d’être récompensé le 11 avril dernier par le prix littéraire « Nouveau Talent » de Bouygues Telecom.
Depuis maintenant cinq ans l’opérateur de téléphonie a décidé, par le biais de sa Fondation, et en partenariat avec le quotidien Métro, d’apporter son aide à la publication d’un premier roman. A la clé : l’édition de l’ouvrage par une grande maison d’édition, en l’occurrence Calmann Levy, et un chèque de la coquette somme de dix mille euros de la part de La Fondation Bouygues Telecom. Seule contrainte pour les prétendants au titre : écrire un livre dans lequel les nouvelles technologies participent de la trame du récit. L’exercice imposé s’est un peu assoupli. Lors de la première édition, il s’agissait de s’appuyer exclusivement sur le langage SMS.
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