S’il est un artiste qui confirme le dicton la musique adoucit les moeurs, c’est bien Gregory Porter. Il ne m’a pas fallu longtemps pour être conquise
par cet auteur-compositeur, groover et….crooner. Après un premier album, Water, sorti en 2010, et un tube, 1960 what, repris par les plus grands Dj’s de la planète, il revient
dans les bacs avec Be good, son second
opus », un petit bijou entre jazz et soul. Du caviar pour les oreilles, que
j’écoute depuis quelques semaines, en boucle, partout, inlassablement. Il faut
dire que la voix chaude et feutrée de Gregory Porter a le don de me faire flotter.
Sur In the mood for culture, partageons nos avis sur les livres, les expositions, le théâtre, la musique.
jeudi 28 juin 2012
mercredi 20 juin 2012
La mémoire des autres (Anne-Lise Corbrion)
Voilà quelques semaines, la Fondation Bouygues Telecom a remis son prix Nouveau Talent à Anne-Lise Corbrion pour son roman La Mémoire des Autres. J’ai eu la chance d’assister à cette réception, l’auteure m’a aimablement dédicacé son livre et j’ai promis d’en dire ici un mot.
La quatrième de couverture semblait prometteuse : Emma, infographiste, spécialisée dans la restauration de photos anciennes, développe, à la suite du décès de ses parents, un don peu commun : celui d’entrer en contact avec les disparus apparaissant sur ces clichés, grâce à des échanges de mails. Ces âmes en peine lui confient diverses missions qui, une fois accomplies, leur permettront de reposer en paix.
dimanche 10 juin 2012
Moonrise Kingdom (Wes Anderson)
Voilà
bien longtemps que je n’avais pas vu de film aussi léger, bourré de tendresse
et de fraîcheur, à prendre au premier degré sans y chercher un quelconque
message subliminal. Juste écouter, regarder, et profiter…
Moonrise
Kingdom, raconte le coup de foudre entre Sam, un gamin qui n’a pas encore mué,
et Suzy, une ado en pleine puberté.
Selon le précepte bien connu « Pour vivre heureux
vivons cachés », ils décident durant
l’été 1965 de s’enfuir ensemble pour vivre leur amour loin d’un monde d’adultes
trop bien réglé. Lui, binocles sur le nez et toque de Davy Crockett se charge de
la logistique. Elle, grandes chaussettes blanches, robe rose bonbon et paire de
jumelles toujours à portée de mains, joue les James Bond girl.
Sans rentrer dans les détails pour ne pas vous gâcher le
plaisir, la cavale de nos tourtereaux sera l’objet de bien des rebondissements entre
rire et émotion.
lundi 28 mai 2012
ARTEMISIA : POUVOIR, GLOIRE ET PASSION D’UN FEMME PEINTRE
Quelle excellente idée a eu le musée Maillol de
consacrer une exposition à Artémisia ! J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette artiste peintre du XVIIéme
siècle (1593-1654), dont l’existence fut toute entière tournée vers la conquête
de l'autonomie à une époque où les femmes restaient mineures à vie…
dimanche 20 mai 2012
Margin call (JC Chandor)
Le début sonne comme un petit air de 1984 de George Orwell : à titre
individuel vous n’êtes rien et le jour où le régime n’a plus besoin de vous il
vous fait tout simplement disparaître en effaçant votre identité. C’est ce qui se passe pour Eric Dale (interprété
par l’excellent Stanley Stucci), analyste sénior au sein d’une banque
d’investissement, dans laquelle il officie depuis 20 ans. Congédié en 5 minutes
chrono, on lui demande de faire ses cartons à l’instar de quatre vingt pour
cent de ses collègues. Téléphone portable résilié, accès aux mails supprimé, en
quelques instants, il n’existe plus. Sam (Kevin Spacey), le patron, se lance
alors sans une trace d’émotion dans un discours auprès des trente quatre
« survivants », leur demandant d’oublier les noms des malchanceux et
de se concentrer sur l’avenir : Show must go on ! Avant de prendre
l’ascenseur qui le conduit vers la sortie, Eric a tout juste le temps de
remettre à un jeune trader de son équipe, Peter Sullivan, une clé sur laquelle
figure une analyse explosive de la situation financière de l’entreprise. Il ne
faut pas longtemps à Peter pour s’apercevoir du désastre qui est entrain de
s’opérer : depuis quelques jours, les actions de la société ne valent plus
un sou. Pendant une nuit, la plus longue de leur vie, les dirigeants de la
société vont devoir se mettre d’accord sur une décision lourde de conséquences
pour sauver leur peau.dimanche 13 mai 2012
Robert Crumb : le galopin de la BD
Pour la première fois, le Musée d’Art Moderne (MAM)
de la Ville de Paris consacre une rétrospective au plus Underground des
dessinateurs américains, Robert Crumb, aujourd’hui âgé de 68 ans.
De cet artiste je connaissais surtout l’un des
personnages les plus marquants de sa carrière : Fritz The cat. Sans doute avez-vous déjà croisé ce chat paillard,
qui profite à fond de ce que la vie lui offre au cœur d’une Amérique à la recherche du bien être
et du confort, les valeurs premières de l’Américan way of life. J’avais
également en tête quelques images de femmes plantureuses, fessues et dominatrices,
autant dire flippantes !
Mais au fil des sept cents
planches exposées, j’ai découvert que l’œuvre de Crumb était autrement plus
fournie. Couverture de magazines, planches de BD, pages de carnets de croquis
jamais publiés et consultables sur tablettes numériques, pochettes de
disques…il y en a suffisamment pour se faire une idée de cet artiste hors du
commun. D’autant plus qu’il n’hésite pas à se mettre à nu dans ses dessins, relatant ses relations avec les femmes et sa vision (très) pessimiste et (très)
effrayante de l’homme moderne.
lundi 7 mai 2012
Mickael Kiwanuka : Home again
A tout juste 24 ans, il ne fait aucun doute que Mickael
Kiwanuka sera LA révélation Soul de l’année. Adele, reine des charts, l'a invité à assurer la première partie de
ses concerts en Angleterre. La BBC l'a désigné « Sound of 2012 ». Autant
dire que son album Home again sorti
chez Polydor le 16 avril, était très attendu.
Il s’en est pourtant fallu de peu pour que sa voix envoûtante
ne charme jamais nos oreilles. D'abord influencé
par des groupes comme Nirvana ou Radiohead, ce jeune britannique d’origine ougandaise
(ses parents se sont réfugiés à Londres après avoir fui le régime d’Amin Dada)
commence par composer des mélodies sur sa guitare et devient pour quelques temps
musicien de studio. Puis il ambitionne d'écrire pour les autres, avant de
comprendre qu'il doit se mettre à interpréter lui-même ses textes pour obtenir
la reconnaissance du milieu.
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