Connaissez-vous la recette (pas trop)
secrète d’un best-seller? Choisissez un sujet grave, voire anxiogène,
qui touche par projection une large partie des lecteurs. Ajoutez-y un peu de légèreté
question de ne pas avoir une épidémie de dépressions sur la conscience. Pour
corser le tout, choisissez soigneusement vos personnages. Je vous conseille des adolescents ou
jeunes adultes, dont l’avenir est contrarié par le fait d’un destin injuste et inéluctable. C’est ainsi que David Foenkinos a reçu le prix Renaudot pour son dernier roman Charlotte, que Lydie Salvayre a remporté le prix Goncourt avec Pas pleurer,
et que Nos étoiles contraires de John Green s’est vendu à plus d'un million
d’exemplaires! Attention la comparaison s'arrête là car Foenkinos et Salvayre ne jouent bien évidemment pas dans la même cour que Green. Mais il n’en reste pas moins que la recette est la même et fonctionne bien, très bien.
Sur In the mood for culture, partageons nos avis sur les livres, les expositions, le théâtre, la musique.
mardi 6 janvier 2015
dimanche 28 décembre 2014
PAS PLEURER (Lydie Salvayre)
Vous êtes incollable sur
la guerre d’Espagne et vous avez
quelques notions de la langue de Cervantes ? Alors vous pouvez vous lancer
dans la lecture du dernier roman de Lydie Salvayre, Pas pleurer. Sinon, le mieux est de vous documenter avant de démarrer. C’est ce que j’aurais dû faire car si je
maîtrise approximativement l’Espagnol, la guerre civile qui sévit sur la péninsule ibérique entre 1936 et
1939 ne m’est pas familière et cela a sérieusement
entamé mon intérêt pour ce prix Goncourt 2014.
dimanche 23 novembre 2014
UNE FAMILLE DELICIEUSE (Willa Marsh)
Nostalgie : nom féminin (latin
scientifique nostalgia, du
grec nostos, retour, et algos, douleur). Regret attendri ou désir
vague, accompagné de mélancolie.
On
pourrait ajouter à cette définition du Larousse 2014 : teinte les quatre-cent-soixante-seize pages d'Une famille délicieuse, le dernier roman de Willa Marsh traduit en français.
dimanche 16 novembre 2014
CHARLOTTE (David Foenkinos)
Si j’avais su de quoi parlait précisément le
dernier roman de Foenkinos je ne l’aurais pas lu. Tout simplement parce que lire une énième fois un récit sur la déportation, la peur, l’injustice, la barbarie, ne m’est plus supportable.
Impossible pour moi de revoir La liste de
Schindler ou Au nom de tous les miens,
sans solliciter mes glandes lacrymales à grande échelle. Mais voilà, Foenkinos
est pour moi synonyme de légèreté et je me suis précipitée sans me méfier…Heureusement
car je serais passée à côté d’un magnifique livre.samedi 1 novembre 2014
COMPLETEMENT CRAME (Gilles Legardinier)
Comme vous le savez je ne suis pas férue des romans
français contemporains et à l’exception de ceux de David Foenkinos, vous en
trouverez peu sur ce site. Alors
lorsqu’une amie m’a mis ce Complètement cramé de Gilles Legardinier entre les mains, j’ai intérieurement poussé un
petit soupir de dépit! Mais nul n’est à l’abri des erreurs, pas même Misty, et
je me suis surprise à apprécier chaque page tournée.samedi 25 octobre 2014
GARRY WINOGRAND AU JEU DE PAUME (Paris)
![]() |
Femmes sur un banc
New York World’s Fair
1964 Garry Winogrand
San Francisco Museum of Modern Art, gift of Dr. L. F. Peede, Jr.
Photo : Don Ross |
Cela faisait un
moment que les affiches de l’exposition Garry Winogrand (1928-1984) m’interpellaient
dans les couloirs du métro. Alors quoi de mieux qu’un après-midi off pour
se promener dans le Jardin des Tuileries et faire un détour par la Galerie
nationale du Jeu de Paume ? Dix petites minutes d’attente, et hop, j’ai pu accéder à la première rétrospective de cet artiste depuis vingt cinq ans.
dimanche 19 octobre 2014
LES VIEILLES (Pascale Gauthier)
Sur ma lancée d'écumer l'ensemble des livres que vous, chers lecteurs, m'avez recommandé en début d'année, je me suis attaquée à celui de Pascale Gauthier, Les vieilles, dont Libellule avait fait l'éloge ici-même.
Le titre ne fait pas défaut à son
contenu. L’on y parle de la vieillesse
sous toutes ses rides: celles que l’on veut effacer, celles dont ont est fier,
celles qui sont le reflet de notre vie, ou encore celle qui n’ont rien à faire
ici parce qu’il est un peu tôt. Cela aurait pu être drôle et léger, mais ce
roman m’a déprimée et presque révoltée, sans doute par peur
que cela ne soit pas qu’une simple fiction.
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